Les crises sont inévitables! On pense souvent que ce sont des crises de colère, mais la plupart des crises chez les enfants en bas de 6 ans sont dues au stress. Le surplus de cortisol dans leur corps les amène à réagir et, dans la majorité des cas, c’est l’immaturité du cerveau qui en est la cause.  

 

1 – Tout d’abord, restez près de l’enfant. On veut que notre coco comprenne que nous sommes là pour lui, que malgré son « trop-plein », on va l’accompagner dans ce moment. On ne donne pas trop d’attention, on parle très peu, mais on reste là. En restant près de lui, notre présence le rassure et cela lui confirme qu’on ne se fout pas de ses émotions. Votre attitude doit démontrer que vous comprenez ce qui se passe et que vous êtes solide là-dedans.

2- Soyez empathique! On accueille ses émotions : « Oh! Tu es triste de ne pas pouvoir continuer à jouer dehors? Oui, je comprends, c’était le fun hein? » « Hum… je vois que tu es fâché contre moi. Je comprends, ça arrive parfois que ça ne fasse pas notre affaire. » Souvent, l’empathie de l’adulte aide l’enfant à mieux vivre et exprimer ses émotions. Plus il grandira, plus il apprendra à mettre des mots sur ses émotions pour éventuellement exprimer ce qu’il ressent.

3- On lui fait un câlin. Lorsque l’on fait un câlin de minimum 30 secondes, le cerveau sécrète l’hormone du bonheur (ocytocine) dans notre corps. Votre enfant ressentira cette proximité et deviendra plus détendu.

4- Baissez le ton de votre voix. Plus vous parlerez doucement, plus votre enfant devra cesser de faire du bruit pour vous entendre. De plus, comme les enfants cherchent à imiter, si vous chuchotez lors des moments tendus, il fera de même à son tour. 

5- Enseignez-lui des trucs pour se calmer. Lors d’un moment où il est calme et de bonne humeur, une autre journée que celle où la crise s’est passée, on lui enseigne des trucs pour la prochaine fois lorsqu’il aura un trop-plein à évacuer. Par exemple : « Quand tu es fâché ou que ça ne va pas, tu peux taper des pieds très fort. Tu peux mettre une main sur ton ventre et apprendre à bien respirer. » On peut lui enseigner à souffler dans une paille ou un verre d’eau. Si, en plus de lui enseigner, vous devenez un modèle, c’est encore plus efficace. Alors, lorsque vous êtes fâché, avant de réagir, expliquez-lui ce que vous faites. « Comme je suis en colère, je vais prendre un moment pour me faire du bien et je vais prendre 3 grandes respirations. Puis on pourra en parler. »

 6- Permettez à l’enfant de bouger : sauter sur une petite trampoline, permettre de courir dans une allée d’épicerie, sauter sur place, grimper dans un arbre, etc. Tout pour pouvoir laisser sortir la tension à l’intérieur de soi.

7- Gardez votre calme pendant la crise, car vous emporter contre votre enfant ne ferait qu’aggraver les choses. Il est plus facile de revenir au calme lorsque la personne à côté de nous reste en maîtrise de la situation que si elle est énervée. On doit se rappeler qu’en intervention, la clé est de parler moins et d’agir plus.

Le but de ces 7 astuces est de vous aider dans vos interventions afin d’apprendre à votre enfant à réguler ce qui se passe en lui. Notre marmaille vit beaucoup de stress et on oublie parfois que le quotidien se passerait peut-être mieux si nous allégions tout cela. Soyez bienveillant, c’est physiologique et non intentionnel.