C’est vrai qu’il n’y a pas de cours pour être parent et que l’on fait de notre mieux. On éduque nos enfants souvent un peu comme nos parents l’ont fait. Aujourd’hui, j’ai le goût de vous donner quelques pistes de réflexion par rapport à cela. Êtes-vous sur la bonne voie? Y a-t-il des changements à apporter? Qu’êtes-vous en train de semer dans votre famille?

Il y a 4 façons d'éduquer nos enfants. Laquelle ou lesquelles utilisez-vous?

Marchander :

« Fais ton lit et tu pourras jouer à la tablette », « Sois gentil au magasin et je t’achèterai une surprise ». Il faut faire attention, car c’est un processus qui coûte cher en prix, mais aussi pour votre relation, car en vieillissant les enfants vont vous répondre : « Je vais le faire si tu me donnes telle chose ou si je peux faire telle affaire! » 

Punition :

C'est enlever un privilège. C'est aussi une sorte de vengeance! Tu me fais suer, alors je te fais suer... tu vas voir qui va gagner! Avec cette technique, il arrive que les enfants rient au visage des parents. On va voir aussi que les situations ont tendance à déraper et que les parents frappent leurs enfants. Quand on utilise la punition, on choisit des conséquences qui n'ont pas de lien avec le geste posé. Par exemple : enlever le iPad parce qu’elle n'a pas voulu manger ses brocolis ou encore être privé de sortie parce que les enfants se sont chicanés.

Menacer :

Se faire obéir par la peur. Cette technique est souvent excessive. On dit des choses qu'on ne va pas vraiment faire. Par exemple : « Reste proche de maman où je vais partir sans toi », « Lâche ton pénis où on va le couper! »  « Si tu continues de mordre, je t'arrache les dents ». Non seulement on perd notre crédibilité comme parent, mais on va empirer la situation parce que les enfants comprennent nos mots au premier niveau, donc ils vont tester et voir si ce qu’on leur dit est vrai. L’enfant va inspecter davantage si son pénis est encore là ou il va vérifier jusqu’où il peut aller avant que maman s’en aille.  

Conséquence :

C'est donner une conséquence directement reliée au geste. Le but ici est de responsabiliser et d'enseigner. On veut être logique tout en faisant vivre l'expérience. Par exemple si un enfant qui ne cesse de bouger sur sa chaise au repas = on va lui enlever sa chaise pour le reste du souper et on va lui remettre au prochain repas. Ou un enfant qui ne veut pas manger = on va lui donner un 20 minutes pour manger sa portion, ce qui est très raisonnable, puis on va enlever l'assiette. Oh que non, ça ne fera pas son affaire, oui il va bougonner, mais vous allez voir au prochain repas, il ne va pas faire de chichi. C'est vers cette voie que je veux vous guider.

Quand on utilise la conséquence, les enfants apprennent à faire des choix et à les assumer. De plus, avec patience et constance, ils cherchent beaucoup moins à nous mettre à l’épreuve puisqu’ils savent à quoi s’attendre. 

Il est vrai que toutes ces techniques fonctionnent, mais les impacts à long terme ne sont pas les mêmes. Adaptons nos méthodes pour plus de bienveillance! 

Et puis, où vous situez-vous?