La première question que je pose à mes clients lorsqu’ils viennent me rencontrer pour un problème de santé est : « Qu'est-ce qui s’est passé juste avant l’apparition des symptômes? » Si je pose toujours cette question, c’est que j’ai observé, depuis longtemps, que les émotions affectent les organes. Il y a presque toujours un événement, une situation émotive, avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie qui ont généré un stress.

La médecine chinoise traditionnelle semble avoir toujours été au fait de cette réalité. Elle conçoit l’être humain de façon globale et ne fait pas de séparation entre le corps et l’esprit. Elle prétend que les organes ne jouent pas seulement un rôle physique, mais également un rôle au niveau psychique.

Une émotion mal gérée pourrait nuire au bon fonctionnement d’un organe, et l’inverse étant aussi vrai, un organe mal en point pourrait nuire à notre façon de gérer nos émotions.

Foie, cet organe malmené

Prenons l’exemple du foie, qui est selon la médecine chinoise traditionnelle lié à la colère. Dans notre société, le foie est bien souvent malmené par des excès en viande rouge, en alcool, en aliments frits. Un foie qui est déséquilibré peut amener chez les gens des excès de colère. Cette colère peut se manifester de différentes façons : irritation, frustration, insatisfaction, ressentiment, impatience, exaspération, rancune, humiliation, amertume, etc. Chez ces personnes, il peut n’y avoir aucune situation marquante qui déclenche cette émotion, mais seulement le déséquilibre de l’organe dû à une malnutrition.

Poursuivons toujours avec l’exemple du foie. Si vous vivez des situations répétitives qui génèrent en vous de la colère qui n’est pas exprimée par des mots précisant l’émotion ressentie ou encore que la colère ressentie est excessive, ceci risque de dérégler l’organe qui lui est associé, qui serait ici le foie. Vous pourriez donc avoir une alimentation adéquate et pourtant avoir des problèmes de foie et de digestion. Voici ce qui explique pourquoi beaucoup de personnes me diront (surtout des femmes) : « Je ne comprends pas pourquoi j’ai des problèmes avec mon foie, pourtant je m’alimente bien. »

Culturellement, et probablement à cause de l’éducation judéo-chrétienne, la colère, surtout chez la femme, est perçue négativement donc beaucoup réprimée et mal acceptée par celle-ci. Pourtant, l’acceptation de la colère est le premier pas à faire pour l’exprimer d’une façon adéquate et bien l’utiliser.

Grand’Mère Nature
830, avenue de Grand-Mère, Shawinigan