Tout d’abord, est-ce qu’à ce niveau tu es un modèle pour ton enfant? Parce qu’on ne peut pas demander un comportement à notre enfant quand nous-même on fait le contraire. Les enfants s’identifient aux figures d’autorité de leur entourage (papa, maman, prof…). Comme ils cherchent à être en position de ceux qui détiennent la loi, ils nous imitent et transcrivent cela dans leurs relations avec les autres. Si je lève les yeux vers le ciel à la moindre remarque de ma fille, il est évident qu’elle lèvera les yeux face à mes commentaires.

Que dois-je faire?

Travailler sur soi, améliorer notre attitude pour être un bon modèle. Il faut aussi ne tolérer aucun manque de respect de la part de notre coco. Les limites doivent être claires. Dites-lui d’arrêter sans argumenter, puis nommez-lui la conséquence s’il ne se reprend pas. Par exemple : « Change de ton ou on cesse ce jeu. Arrête de me parler comme cela ou on retourne à la maison ».

On ne tolère pas le « ton » irrespectueux, on doit être ferme à ce sujet. Un « ton » acceptable, c’est le ton avec lequel on peut s’adresser à son patron ou à un adulte qui nous est inconnu. Si ça sonne bizarre, on doit se reprendre.

Il se peut aussi que l’enfant réagisse de cette façon parce qu’il se sent dans un rapport de force. Quand un parent a une attitude de « boss », qu’il ne tolère pas qu’on ne pense pas comme lui, qu’il veut être écouté au doigt et à l’œil, qu’il considère qu’on lui tient tête parce qu’on n’est pas d’accord avec lui, eh bien, il se peut que ce soit une réaction face à cette attitude « dominante ». Lorsqu’une personne se sent acculée au pied du mur, par protection, elle se braque et rouspète. Comme parent, on vient de manquer notre coup. Notre coco refuse de nous écouter et de coopérer, alors on explose, c’est l’impasse!

Comment éviter cela?

Posez plus de questions! Si mon ti-loup refuse de faire sa chambre, au lieu de « pogner les nerfs et de dire que sa chambre a l’air d’une soue à cochons », je vais lui demander ce qui se passe. Est-ce que c’est parce qu’il avait prévu autre chose, quand voulais-il le faire? Du moins, j’essaie de comprendre ce refus. Si c’est par choix, je lui redemande de le faire d’ici 1 heure ou il ne pourra pas faire autre chose tant que ce ne sera pas fait. J’évite ainsi de me crêper le chignon et d’être dans un rapport dominant/dominé. Du coup, je lui offre des idées pour lui rendre la tâche plus agréable, style, mets ta musique mon homme, ça va être plus motivant!

Soyez empathiques! Quand on voit que notre enfant n’a pas le goût de faire ce qui est demandé, on peut lui dire qu’on comprend parce que nous aussi ça ne nous tente pas souvent de faire le ménage, mais qu’on se sent bien quand c’est fait.

Il ne faut pas prendre ça personnel, l’insolence de notre enfant, mais il faut être ferme par rapport à cette attitude. On n’en veut pas! Le respect, ça s’enseigne et ça commence à la maison.