Trois nominations aux prochains Gala Les Olivier, plus de 225 billets vendus de son spectacle « Femme ta Gueule », un amour grandissant du public québécois... Il n'y a pas de doute, Mariana Mazza a le vent dans les voiles. De passage à Trois-Rivières pour une représentation de son one-woman-show, nous en avons profité pour discuter avec elle de sa carrière et de l'amour qu'elle reçoit du public. Entretien avec une femme qui ose !

Tu dis que tu aimes parler et c’est la raison pour laquelle tu fais ton métier. Est-ce qu’il y un sujet dont tu aimes le plus parler. Au contraire, est-ce qu’il y a un dont tu n’aimes pas parler ?

J'adore parler de musique et de films. J'aime consommer la culture en général et en parler devant un verre de vin. Le partage de nos connaissances est en soi la plus belle culture.

Provoquer est, selon toi, l’arme la plus importante pour se démarquer dans le milieu artistique. Comment est-ce que tu crois que cette arme t’a permis d’avancer dans ta carrière ?

Je pense que la provocation a plusieurs facettes. Celle que j'ai utilisée est dans mon authenticité. Ça provoque dans un certain sens d'être à 100% soi-même sans essayer de plaire ou de changer pour rentrer dans un certain moule. Mon moule, je me le suis approprié et je l'ai exploité du mieux que je pouvais. J'aime provoquer par mon envie de faire ce que je veux, de la façon que je le veux.

Tu as déclaré au magazine La Semaine que tu travaillais sur ton premier long métrage. À quoi peut-on s’attendre de celui-ci ?

Je ne peux rien dire malheureusement. C'est encore loin et très embryonnaire. À ce stade-ci, ce serait de révéler n’importe quoi que d’essayer de vous en dire plus.

Plus de 225 000 billets vendus et 300 représentations de ton spectacle « Femme ta Gueule ». Tu es évidemment très aimée du Québec. Qu’est-ce que cet amour du public représente pour toi ?

Je ne sais si le public ressent de l'amour pour moi ou de l'amour pour ce que je fais. Parce qu'aimer quelqu'un qu'on ne connait pas c'est difficile. Moi j'aime beaucoup ce que Lady Gaga fait. Je ne peux pas dire que je l'aime, elle, parce que je ne l'ai jamais côtoyée. Mais si aimer quelqu'un ça veut dire d'aimer ce qu'elle fait, d'aimer comment elle le fait et comment elle le défend en entrevue ou en public, alors oui, le public semble m'aimer et ça me touche au plus profond. Et j'espère que ça durera un certain temps. 

3 mots pour décrire « Femme ta Gueule ».

Audacieux, efficace, drôle.

Tu as mentionné aux Échangistes cet été que tu désirais faire une pause des projecteurs et vivre de nouvelles expériences. Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter durant cette pause ?

Je ne ferai pas vraiment de pause au niveau de l'écriture de scène, mais écrire le plus possible, c'est ce que je veux !