Habiter dans une maison d’environ 20 m², ça vous dit? C’est exactement le concept que proposent les minimaisons. Depuis environ cinq ans, l’engouement pour les minimaisons connaît une hausse flagrante, mais pourquoi exactement des gens voudraient aller habiter dans un espace d’environ 20 m²? Qu’est-ce que ça implique?

Pourquoi choisir les minimaisons?

Quitter une maison d’une grandeur normale pour s’installer dans un endroit de 20 m² peut vous sembler farfelu, mais les avantages des minimaisons sont nombreux. Il y a d’abord la question d’économie d’argent. Une minimaison avec le terrain inclus pourrait coûter aussi peu que 80 000 $. Considérant qu’une maison coûte en moyenne plus de 350 000 $ au Canada (excluant Toronto et Vancouver), il peut s’agir d’une option très intéressante. L’économie d’énergie représente aussi un avantage important. On ne le dira jamais assez, la planète n’est pas en très bonne santé. Plusieurs minimaisons intègrent des énergies vertes et elles demandent moins de matériaux et moins de chauffage. Elles ont donc une empreinte écologique moins importante que les maisons normales. Au Québec, on ne manque pas tellement d’espace, mais au Japon la réalité est tout autre. Les minimaisons représentent donc une solution.

À qui s’adresse ce genre de résidence?

N’importe qui peut faire le choix de s’installer dans une minimaison, c’est bien vrai, mais il faut considérer certains éléments avant de passer à l’acte. Les familles, par exemple, nécessitent une plus grande adaptation si elles s’installent dans ce genre d’habitation puisqu’il y a plusieurs personnes qui devront cohabiter dans un petit endroit. Un couple retraité qui désire voyager ou des jeunes qui ne désirent pas payer des loyers dans le vide sont alors une clientèle plus propice à faire l’acquisition d’une minimaison. 

Où l’installer?

De règle générale, les municipalités demandent en moyenne un minimum de 730 pi² de surface de plancher. Trouver un endroit qui accepte les minimaisons représente donc un défi. Cependant, grâce à la demande grandissante, il se peut que certaines municipalités revoient leurs règlements. D’ailleurs, un mouvement appelé Mouvement des minimaisons est récemment né à Sherbrooke, ville où il y aura le premier quartier de minimaisons en milieu urbain au Québec, sous la forme d’une coopérative. Le regroupement se donne entre autres comme objectif de faire adapter le Code du bâtiment ainsi que les réglementations municipales pour facilement permettre la construction de ce type de résidence.