Quand les cavaliers de l’Apocalypse s’annoncent chez vous, ce n’est pas bon signe. Votre union est en danger. Je vous les présente pour que sachiez les reconnaître dès qu’ils pointent le bout de leur nez dans votre couple. Ils sont quatre. 

Banal et présent dans toutes les relations, le premier s’annonce sous le simple trait d’un grief. Il focalise un comportement qui déplaît à l’un ou l’autre des partenaires. Le bât commence à blesser quand il se transforme en critique. Par exemple, vous vous êtes entendus pour une juste répartition des tâches ménagères. Votre conjoint ne respecte pas l’entente. Vous transformez le grief en critique du genre : « Tu ne respectes jamais rien. On ne peut jamais te faire confiance… » et vous voyez le premier cavalier débarquer chez vous.

Il est suivi du mépris qui augmente l’hostilité. Il est alimenté par une longue rumination de sentiments négatifs à l’égard du partenaire dont la source est l’absence de résolution de conflit. Ricanements, sarcasmes, cynisme, yeux qui lèvent au ciel, moqueries, railleries où on rabaisse l’autre en le comparant à ce qui (on connaît très bien ses faiblesses), peut provoquer la plus grande blessure d’estime. Vous reconnaissez? 

Évidemment, ceux-ci entraînent une panoplie d’attitudes défensives, de menaces et de provocations qui engendrent à leur tour une escalade de conflits. Ce qui nous mène à la dérobade. Le quatrième cavalier ferme la marche par son retrait, son mutisme. 

Ces cavaliers minent la relation de confiance sans laquelle l’amour ne peut s’épanouir. Celle-ci présuppose le fait de se sentir libre d’être ce que l’on est. On peut être vulnérable, sans craindre le jugement de l’autre. L’ouverture, la communication, la collaboration et le partage en sont les gages. Dès que la peur se profile à l’horizon, observez quel cavalier vient d’entrer chez vous.