Tucson, Arizona. Vous ai-je déjà dit que j’avais le vertige? Et que je détestais les manèges comme les montagnes russes? Quel rapport avec l’automobile? De prime abord, aucun… jusqu’à ce que je prenne le volant du nouveau Jeep Wrangler JL 2018.

Sur la route, rien à dire. En fait, mieux encore, il est plus silencieux, a des suspensions moins rebondissantes et l’habitacle est tellement bien insonorisé que l’on entend ce que nous disent les passagers arrière. Ceux qui ont déjà embarqué à bord d’un Wrangler sauront de quoi je parle. Aujourd’hui, il se compare aux VUS familiaux plus standards, bien qu’ayant conservé son allure de tout-terrain et d’aventurier.

Et c’est ici que commence mon vertige. On nous avait promis, lors du lancement international du véhicule, un peu de hors route pour nous démontrer les capacités du véhicule. Après tout, il est Trail Rated (l’évaluation de la compagnie pour les véhicules les plus extrêmes) et est capable de franchir des flaques d’eau profondes de 75 centimètres sans souffrir. Il fallait le tester… On avait omis de nous dire qu’il se prend aussi parfois pour une chèvre des montagnes.

En fait, tout a commencé plutôt doucement. Sur l’heure du lunch, on nous a gentiment dirigés vers un sentier accidenté, mais raisonnable, et nous trouvions déjà que le Wrangler se comportait avec agilité. Mais quand on nous a lancés sur le vrai sentier hors route… ouf.

Imaginez un sentier rocailleux promenant le véhicule sur 2 roues à la fois, une descente tellement abrupte que vous ne voyez pas le bas de la piste... et ce n’était que le début. Une fois franchie cette première étape, nous voici face à la muraille : une paroi rocheuse escarpée qu’il fallait escalader au volant de notre Jeep Rubicon. J’ai été tenté de prendre la voie de contournement, puis je me suis demandé ce que mes collègues penseraient de moi. J’ai donc foncé.

Rapidement expliqué, disons seulement que la montée se faisait à l’aveugle, le conducteur que j’étais ne voyant que les nuages et les signes, haut placés, d’un guide en haut de la pente. Le Jeep Wrangler donnait littéralement l’impression de ramper sur les rochers, certains parfois assez acérés. Il s’est finalement rendu jusqu’en haut, et j’ai pu me remettre à respirer avec fierté.

J’ai refait le parcours une seconde fois, cette fois avec un véhicule au toit et aux portières totalement retirés, donnant l’impression de conduire une carcasse de véhicule. L’expérience est plus traumatisante, je l’admets, mais les capacités du Jeep, elles, n’ont pas changé.

Je l’avoue, j’ai eu peur. Juste un peu. Mais cela m’a permis de constater que le nouveau Jeep Wrangler atteint de nouveaux sommets. Dans tous les sens du terme.