Un enfant qui reçoit une allocation n’est pas plus épanoui qu’un enfant qui n’en reçoit pas. Il n’y a pas de formule magique! On doit vérifier notre point de vue face à l’autonomie, nos valeurs, nos convictions, etc. Parfois, les parents préfèrent payer un jouet ou une gâterie à l’occasion ou à la demande de l’enfant. D'autres donneront un billet de temps à autre sans raison précise ou donneront quelques sous lorsque l’enfant fait des tâches ménagères.

Si on y réfléchissait ensemble!

Tout d’abord, pourquoi donner de l’argent de poche à son enfant?

  • - Pour lui donner un peu d’autonomie;
  • - Pour lui inculquer la valeur de l’argent, lui apprendre à gérer un budget;
  • - Pour lui enseigner à épargner.

 

Pourquoi choisir de ne pas lui en donner?

  • - Pour lui enseigner à participer sans avoir quelque chose en retour;
  • - Pour mettre ces sous dans des sorties familiales ou dans autre chose;
  • - Pour ne pas gérer les conflits que cela peut apporter.

À quel âge commencer?

Selon moi, l’enfant doit au minimum être capable de soustraire et d’additionner. Au moment où notre coco demande des articles dispendieux et qu’on veut lui enseigner que l’argent ne pousse pas dans les arbres (hihihi!), le secondaire semble un moment adéquat. Avant cela, on pourrait créer des besoins qui ne sont pas présents.

Prenez le temps de bien l’établir pour éviter les déceptions et les négociations

Dans toute relation gagnante, les règles doivent être claires. Combien peut-il avoir de sous selon la tâche effectuée? Quand peut-il en avoir? Que doit-il payer avec cela? Que se passe-t-il s’il manque de sous? Est-il payé tous les dimanches ou deux fois par semaine?

Combien donner, si on choisit de le faire?

C’est à vous de voir! Prévoyez les besoins de vos enfants, mais surtout ajustez-vous selon le comportement de vos cocos. Pour un enfant que l’argent « brûle » les mains, on va s’assurer d’y aller à petites doses. Même chose pour un ado qui est fragile à faire de mauvais choix, on ne lui fournira pas les sous pour consommer, fumer, etc.

Quoi faire s’il manque de sous?

On est content! Oui oui, c’est bien plus facile de manquer de sous à 12 ans que lorsque tu as des engagements financiers.

Lui permettre d’expérimenter la gestion des sous, c’est lui permettre de vivre des déceptions lorsqu’il n’en a pas assez pour faire une activité ou pour se gâter; c’est lui permettre de faire des choix et de les assumer!

Et il n’est pas question de faire d’avances… même s’il est prêt à laver toute la maison en échange. On n’a pas notre paie avant d’avoir fait ce qui était entendu alors leur apprentissage du milieu du travail commence maintenant! Pas de pitié!

Mise en garde

On ne fait pas de chantage avec l’argent.

Ne rémunérez pas les bonnes notes, les buts ou les trucs du genre.

Respectez vos ententes.

Une des seules fois où on peut refuser de donner des sous, c’est si on croit qu’il y a du danger pour notre enfant.

 

Enseignement des choix éclairés

Si on veut lui enseigner à faire de bons achats, on doit créer les événements. Dans les magasins, comparez le prix des vêtements d’une boutique à l’autre. À l’épicerie, lisez les étiquettes et évaluez quel format est le plus économique, etc.

J’aime bien avec les ados mentionner le montant que je suis prête à mettre pour un objet et le laisser payer la différence. Par exemple, je suis d’accord à te donner 100 $ pour un manteau à 150 $, donc tu paies le 50 $ manquant. Co-financer certaines dépenses, ça permet de les impliquer dans les choix et du coup, ils font plus attention de ne pas les briser.

En fin de compte, écoutez-vous! Vous êtes les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour votre famille et vos enfants. Selon moi, on ne devrait pas payer pour que son enfant fasse son lit ou range son linge puisque ça fait partie du quotidien d’une famille, il est donc normal qu’il fasse sa part. Mais payer pour quelques petits travaux supplémentaires comme peinturer la clôture ou tailler les haies, ça peut les motiver un peu. Le travail externe reste toujours plus enrichissant!