Saviez-vous que ce qui est le plus important lorsqu’on intervient avec nos enfants c’est notre attitude? 

Eh oui, 70% de la réussite est grâce à notre ton, aux mots choisis, à la fermeté bienveillante et à notre attitude générale. L’autre 30% revient au moyen que l’on choisit pour intervenir (conséquence, discussion, réparation). Comme notre attitude est un élément clé dans la réussite d’une intervention, j’ai relevé 5 points à prendre en considération pour vous guider vers une attitude bienveillante. 

 

1. Tout d’abord, respirez! Prenez le temps de vous calmer. Plus vous maîtrisez la situation plus c’est facile pour votre enfant de faire ce que vous lui dites tout simplement parce que vous dégagez de l’assurance et que vous savez ce que vous avez à faire. Les enfants captent cette confiance et coopèrent mieux. Gardez toutefois en tête que vos émotions doivent être cohérentes avec vos expressions faciales. Si vous êtes fâché ça doit paraître, mais il y a une marge entre froncer les sourcils et hurler!

2. Votre posture, à quoi ressemble-t-elle? Est-elle plutôt droite et convaincante ou vos épaules sont courbées et votre corps dégage l’indécision? Vous savez, juste prendre la position de Superman avec les mains sur vos hanches peut changer toute la dynamique de votre corps!

3. Le ton que l’on utilise fait aussi une grande différence dans la façon que votre enfant va réagir. S’il est ferme et respectueux, ce sera accueilli comme tel. Par contre, s’il y a des traces de domination (« Je suis tannée de répéter, vas-tu obéir un jour? »), de culpabilisation (« On dirait que tu aimes ça te faire chicaner! L’activité est gâchée à cause de toi! »), de sarcasme (« Tu te penses drôle là hein! Aimes-tu ça être en conséquence? ») ou de laisser faire (« C’est toi le pire! Tant pis pour toi! »), il se peut que votre enfant utilise ses mécanismes de défense pour se protéger. Il sera moins apte à coopérer. 

4. Choisissez vos mots! On essaie le plus possible d’utiliser des mots positifs et précis. Demandez ce que vous voulez qu’il fasse au lieu de dire ce qu’il ne doit pas faire. Par exemple, « On marche dans la maison! », au lieu de « Ne cours pas! ».

5. Faites des demandes au lieu de donner des ordres! Il est plus agréable de rendre service que de se sentir obligé. 

 

Pour finir, voici un petit truc, parlez à votre enfant comme vous parlez à un de ses amis en visite. Vous serez sûrement plus patient et plus tolérant!